Les filtres à densité variable sont largement utilisés car ils remplacent une série de filtres ND fixes, en offrant une plage de densité ajustable selon les réglages d’exposition souhaités.
Ils permettent de réduire la vitesse d’obturation en fonction de l’intention du photographe, notamment lorsque l'appareil ne permet pas de la baisser davantage.
Ils permettent également d’augmenter le flou d’arrière-plan (bokeh) dans des conditions très lumineuses, éviter la surexposition tout en gardant une grande ouverture.
Il est essentiel de maintenir une vitesse d’obturation adaptée au nombre d’images par seconde (fps).
La règle est de garder une vitesse d’obturation équivalente au double du nombre de fps pour un rendu optimal.
Contrairement à la photo, une vitesse d’obturation trop rapide en vidéo peut créer un effet désagréable et des images fantômes, qui rendent le mouvement saccadé et peu naturel.
Comme on le voit sur l'image ci-dessous, une vidéo est composée d'une succession d’images fixes.
Avec une vitesse d’obturation lente, chaque image fixe est floue, mais cela crée un mouvement fluide dans la séquence vidéo.
À l’inverse, une vitesse rapide fige le sujet sur chaque image, mais dans la vidéo cela donne l’impression que les objets sont découpés, créant un mouvement saccadé et artificiel.
Grâce au filtre à densité variable, il est possible d’ajuster la vitesse d’obturation pour obtenir cet effet fluide et naturel, recherché dans les vidéos de qualité professionnelle.